DESCRIPTION GÉNÉRALE
Le corindon est l'un des minéraux les plus connus, grâce aux termes "rubis" et "saphir" qui constituent ses variétés rouges et bleues, respectivement. Il est aussi connu sous le nom d'alumine ou oxyde d'aluminium. Il se forme principalement dans des contextes de métamorphisme de haute température affectant les roches riches en aluminium mais pauvres en silice.
Les cristaux se présentent sous la forme de tonnelets pseudohexagonaux plus ou moins aplatis et en bipyramide allongée. Ils sont transparents et de couleurs très variées.
Les variétés du corindon sont définies en fonction de leur couleur. Le rubis désigne les corindons rouges et le saphir (dont on précisera toujours la couleur) désigne les corindons des autres couleurs (souvent bleu mais aussi jaune, violet, rose...). Le très rare corindon orange se dénomme "saphir Padparadscha". Le rubis d'un rouge profond avec une pointe bleu porte l'appellation de rubis "sang de pigeon".
Les colorations sont dues aux diverses concentrations de chrome (rubis), titane + fer (saphir bleu), vanadium (saphir pourpre). Les inclusions de rutile dans certains cristaux provoquent un astérisme à 6 branches. Ce dernier se traduit par une étoile lumineuse à la surface des cabochons : "corindons étoilés".
Les pièces de qualité gemme sont tout de même rares et ne dépassent que rarement quelques centimètres. Le rubis et le saphir, tout comme le diamant et l'émeraude, sont qualifiées de pierres précieuses. Mais le rubis est de loin la plus rare des quatre.
Les gisements de corindon sont assez nombreux, mais les sites d'où sont issues des pierres de qualité gemme sont plus rares, comme par exemple le district de Mogok en Birmanie qui produit les plus beaux rubis. Au Sri Lanka, le saphir est associé à de nombreuses autres gemmes : il est exploité depuis plus de 2500 ans (saphirs de Ceylan, ancien nom du Sri Lanka). Des cristaux opaques pesant un peu plus d'une centaine de kilos ont même été découverts dans le district de Letaba en Afrique du Sud !
En France, le saphir a été signalé dans le Riou Pezzouliou, près d'Espaly-Saint-Marcel en Haute-Loire (et dans les cheminées volcaniques des environs) et plus récemment dans le Puy-de-Dôme. Plus généralement, dans de nombreux autres gisements du Massif central (Puy-de-Dôme, Haute-Loire, Cantal) ainsi qu'en Bretagne (Finistère, Morbihan), près de Nantes (Loire-Atlantique), dans le Rhône (Chessy).
Le type n'est pas définissable car il s'agit d'une espèce ancienne décrite avant que les conditions de dépôt des types n'aient été définies.
Le saviez-vous ? La multitude de couleurs et leur dureté élevée en font des pierres recherchées en joaillerie. Connus depuis l'Antiquité sous d'autres appellations, les rubis et saphirs ornent les bijoux les plus prestigieux. Les premiers corindons synthétiques ont été fabriqués vers 1890 par Verneuil et Frémy grâce à leur "procédé de fusion par flammes".
HISTORIQUE : Nom issu probablement du tamoul "kurundam" et du sanscrit "kuruvinda" signifiant "rubis"
Espèce "découverte" en 1714 par Woodward près de Bombay, Inde
Localité-type : non définissable car déjà connue des Anciens
NOM ANCIEN : Télésie, topaze orientale
FORMULE CHIMIQUE : Al2 O3
SYSTÈME CRISTALLIN : Hexagonal
COULEUR : Incolore, blanc, rouge, bleu, jaune
TRANSPARENCE : Transparent Ă translucide
ÉCLAT : Adamantin Ă vitreux
MORPHOLOGIE : Cristaux prismatiques hexagonaux
DURETÉ : 9
CLASSE CHIMIQUE : 3,997
DENSITÉ : IV - Oxydes, hydroxydes
GROUPE D'APPARTENANCE : Corindon
IDENTITÉ STRUNZ AVANT 2001 : 4/C.04-10
IDENTITÉ STRUNZ APRÈS 2001 : 4.CB.05
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