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Béryl

d'infos

description générale

DESCRIPTION GÉNÉRALE

Le béryl est un aluminosilicate de béryllium. Le béryl est un minéral peu commun. Il constitue la principale source de béryllium sur terre. Ses variétés gemmes sont également très recherchées.

En fonction de la couleur des cristaux, plusieurs variétés de béryl sont distinguées : l'émeraude verte (colorée par le chrome), l'aigue-marine bleu clair à bleu vert (colorée par les fer ferreux et ferrique) l'héliodore jaune (due à la présence de fer ferrique), la morganite rose (contenant du manganèse divalent) la bixbite rouge groseille (due à la présence de manganèse trivalent).

A l’exception de la morganite qui présente des morphologies de cristaux aplatis, le béryl forme généralement des cristaux hexagonaux allongés.

D’origine essentiellement pegmatitique et pneumatolytique, le béryl peut former des cristaux de grandes dimensions. Seule, la variété rouge est d'origine volcanique. Le plus grand cristal connu mesure 18 mètres de long et 3,5 mètres de diamètre ! Il a été récolté dans la région de Malakialina (Madagascar).

Bien que ce soit un minéral assez commun des grandes pegmatites et de leurs filons, les variétés de qualité gemme sont relativement rares. Certains gisements de Sibérie, du Minas Gerais (Brésil) ou Muso et Chivor (Colombie) fournissent des échantillons gemmes depuis plusieurs siècles. Les gisements de Madagascar ont également produit de beaux échantillons.

En France, le béryl est un minéral commun des régions granitiques. Il se rencontre par exemple dans le Limousin (Monts d’Ambazac, Pont de Barost et Chanteloube en Haute-Vienne), en Auvergne (mine des Montmiains, carrière de Beauvoir dans l’Allier). Dans les gisements stannifères de la Villeder (Morbihan), le béryl est commun et associé à de l’apatite bleue. Signalons aussi les mines de Framont (Vosges), les carrières de Coray (Finistère) du Pont-Percé (Orne), d'Orvrault et d'Abbaretz (Loire-Atlantique) ainsi qu'en Vendée (Les Herbiers, plage des Sables d'Olonne) et dans les Alpes (massifs de Chamonix, de La Lauzière et de la Tarentaise). Finalement, elle est aussi présente en Guyane dans le massif du Tamanoir.

Grâce à la dissolution d’un fragment du "béril de France" (béryl provenant du Limousin) conservé au Muséum d'Histoire naturelle de Paris, Nicolas Louis Vauquelin en 1798, découvrit l’élément béryllium (Be). Ce fragment est à la fois l’holotype chimique et le néotype de l’espèce béryl.

Les béryls jaunes et verts conservés dans la collection Haüy pourraient être considérés comme cotypes cristallographiques.

Fiche d'identité

HISTORIQUE : Du terme grec "βερυλλοσ" [beryllos] qui désignait les pierres précieuses de la couleur de l'eau de mer

Terme utilisé en 77 par Caius Plinius Secundus "Pline l’Ancien" (30-79), homme de lettres, historien et militaire romain

Localité-type : non définissable car déjà connue des Anciens

NOM ANCIEN : Béril

FORMULE CHIMIQUE : Be3 Al2 Si6O18
SYSTÈME CRISTALLIN : Hexagonal
COULEUR : Incolore, blanc, vert, jaune, rose, rouge, bleu
TRANSPARENCE : Transparent Ă  translucide
ÉCLAT : Vitreux
MORPHOLOGIE : Cristaux prismatiques, hexagonaux, en agrégat, massif
DURETÉ : 7,5-8,0
CLASSE CHIMIQUE : 2,64

DENSITÉ : IX - Silicates
GROUPE D'APPARTENANCE : Béryl
IDENTITÉ STRUNZ AVANT 2001 : 8/E.12-10
IDENTITÉ STRUNZ APRÈS 2001 : 9.CJ.05
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